Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates

 
 
 
 
 
Chez les Mulvaney, on forme une famille unie, soudée, aimante, une joyeuse tribu composée du père Michael, chef d'entreprise, des quatre enfants, Michael Junior, Patrick, Marianne et Judd, le narrateur, et de Corinne la mère, un rayon de soleil, dynamique et débordante de charité chrétienne. Bien qu'un drame couve on le pressent dès le début du roman pendant des années rien ne perturbe ce paradis familial. Mais, un jour de 1976, par une belle soirée de fête au collège, Marianne est violée. La famille entière sombre dans la sordide réalité de l'Amérique rurale. Désirs de vengeance, peurs, chacun à son tour quitte la maison. Seule Marianne garde la nostalgie du passé. Récit d'une traversée du désert, d'une déchéance annoncée, la saga de la famille Mulvaney tire pourtant sa révérence sur une note d'espoir. Un grand roman classique et séditieux, à la sauce américaine.
 
Quand j'ai eu ce livre entre les mais je me suis dit "oulala ce qu'il est gros ! Je vais mettre un temps infini à le lire......" AAAAAAh préjugés quand tu nous tiens !! En fait que nenni.
 
Je l'ai ouvert et j'en suis arrivée à la moitié sans m'en rendre compte. J'observais la famille Mulvaney : le père Michael, la mère Corinne, et les enfants : Michael junior, Patrick, Marianne et Judd le petit dernier sans compter la foultitude d'animaux.
Cette famille a des rituels, des codes et une vie quasiment joué d'avance. C'est sans compter le jour de la Saint Valentin en 1976 où la petite vie tranquille des Mulvaney va basculer. Marianne a subi un viol et dans un premier temps le cache à sa famille (un des commandements de la famille Mulvaney est de ne jamais rien laissser paraitre..) puis c'est la rupture. D'abord le père qui veut venger sa fille par tous les moyens mais qui se heurte à l'indifférence de la petite ville. La mère qui n'a pas su voir que sa fille allait mal (pourtant une mère ne sent-elle pas ses choses là se demande Corinne un certain nombre de fois).
 
Les frères de Marianne veulent la venger également mais comme ils sont trop jeunes, ils ne savent pas comment s'y prendre et vont attendre un certain temps avant de mettre un plan à exécution.
 
Marianne enfin qui a perdu pied et s'est trouvée condamnée à l'exil. Brutalement arrachée à l'enfance et à tout ce qui avait fait sa vie, elle va devoir se reconstruire.
 
L'auteur nous a montré comment un tel drame pouvait être vécu par une famille somme toute modeste à la fin des années 70.
La famille peut sembler unie, éclater puis finalement se retrouver plus forte que jamais car ils ont su aller de l'avant et connaissent une vie qu'ils n'auraient probablement jamais vécue sans ça.
 
C'est mon premier roman de cet auteur mais à n'en pas douter ce ne sera pas le dernier.

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Trop de Grenelle tue le Grenelle

vous je ne sais pas mais moi je commence à saturer gravement sur les "Grenelle".

Le Grenelle de l'environnement, initié par Jean-Louis Borloo, fut le premier d'une longue liste. Certes, l'idée de départ est bonne. Ceci étant, on met maintenant le Grenelle à toutes les sauces.

Le Grenelle des ondes, de la mer fleurissent sans compter les initiatives locales.

C'est devenu un effet de mode. J'imagine bien dans les pince fesse des ministères entendre des costumes cravates se vanter d'avoir fait "LE Grenelle" en vogue. On s'attache à la forme et non au fond. Ces manifestations sont organisées à la va vite et il n'en ressort jamais grand chose de concret.

Si personne ne se réveille très vite, in va se retrouver avec le grenelle du couscous, ou l'art et la manière de faire des boulettes de viande de taille identique ; le grenelle du string ou comment calibrer la taille et l'épaisseur de la ficelle......

Retrouvons l'idée de départ : une grande réunion, un grand brainstorming ou quelques idées pourraient sortir et peut être être appliquées de façon réelle.

Bref, AGISSONS.

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questionnaire

J'ai piqué ce questionnaire à Dorsi  

 

Plutôt corne ou marque-page?

Marque page : une carte postale que je traine depuis une bonne dizaine d’années.

As-tu déjà reçu un livre en cadeau?

Oui et je souhaite que ça continue.

Lis-tu dans ton bain?

Non puisque je n’ai pas de baignoire pour le moment. D’ici quelques mois je réviserais peut être ma réponse.

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui j’ai énormément d’idées mais pas le temps pour les coucher sur le papier. J’écrit des petites histoires « les aventures de Greluche » mais c’est tout.

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?

C’est super chouette, on voit les personnages évolués, on vit avec eux et on est triste quand c’est fini mais quand on commence il faut être surs d’avoir les tomes suivants à proximité……

As-tu un livre culte?

Je dirais « Et si c’était vrai de Marc LEVY » c’est un livre qui m’a énormément marquée.

Aimes-tu relire?

Non car je perds la surprise de connaitre la fin et il y a tellement d’autres livres à lire...

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimés?

Rencontrer oui triple oui on peut échanger avec eux, leur dire ce qu’on a aimés, pas aimés, pour eux aussi c’est important ils peuvent ainsi faire évoluer leurs personnages de différentes manières même celles auxquelles on ne pense pas.

Aimes-tu parler de tes lectures?

Oui avec mes copines des différents forums que je fréquente, mes proches, mes collègues. Je dois les saouler à force......

Comment choisis tu tes livres?

Je commence par les auteurs que je connais, puis par ceux qui m’ont été chaudement recommandés, ceux que je ne trouve pas à la bibliothèque. Je regarde les quatrième de couverture et les couvertures aussi.

Une lecture inavouable?

Non, j’assume tout.

Des endroits préférés pour lire?

Partout avec une petite préférence pour la plage face à la mer ou vautrée tel un cachalot dans mon transat et dans le jardin.

Un livre idéal pour toi serait?

Pffff cte question

Lire par dessus l'épaule?

J'aime bien voir ce que les gens lisent (je me démanche le cou pour voir la couverture avec le titre et le nom de l’auteur).

télé, jeux vidéos ou livres?

Les livres, je ne peux pas m'en passer. 

Lire et manger?

Ce n’est pas incompatible. Avant de déjeuner, je lis toujours quelques lignes, je finis un chapitre ; ça me fait une petite transition en douceur.

Lecture en musique, en silence, peu importe...?

J’ai une préférence pour le silence

Lire un livre électronique?

Je préfère le bon vieux livre en papier. Je ne suis pas encore prête pour cette révolution.

Livres empruntés ou livres achetés?

Les deux mon commandant

Un livre à la fois ou plusieurs ?

Un seul à la fois et les vaches seront bien gardées (je sais ça n’a rien à voir)

Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain?

Je lis La souffrance des autres de Val Mc Dermid et après j’ai l’embarras du choix

As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre?

Oui, ça reste rare. Je veux toujours savoir si la fin est mieux que le début.

Arrives tu à donner tes livres ?

A prêter oui, j’y arrive maintenant. Les donner je ne suis pas encore prête j’ai une relation très forte avec mes livres (pfffff pauvre fille).

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une tombe accueillante - Michael KORYTA

Lincoln Perry gère tranquillement son agence de détectives lorsque l’inspecteur Targent commence à s’intéresser à lui : l’avocat Alex Jefferson vient d’être assassiné et, trois ans plus tôt, Perry l’avait rossé pour avoir épousé son ex-fiancée, Karen. Perry s’était alors fait virer de la police.

Temporairement hors de cause, Perry est contacté par la veuve de l’avocat qui veut retrouver Matthew, le fils d’Alex séparé de sa famille depuis cinq ans. Celui-ci doit hériter de huit millions de dollars.

Sauf que ce qui semblait se réduire à une simple recherche de personne disparue tourne vite au cauchemar aussi bien pour Perry que pour Matthew. Dans un milieu où ceux qui font de grosses affaires fraient souvent avec des individus peu recommandables, tout indique qu'on suit de près l’enquête de Perry dans le but de ne pas la voir aboutir.

alors voilà que dire sinon que ce roman est une découverte énorme pour moi. Je ne connaissais pas du tout cet auteur avant qu'on me propose de lire son nouvel opus. et j'ai eu une riche d'idée d'accepter la proposition qui m'a été faite.

Dès les premières pages, je me suis accrochée aux baskets de Lincoln et je l'ai suivi dans ses aventures. Quand son ex l'appelle pour lui demander de l'aide : je me suis entendue lui dire "Linc (nous sommes très amis lui et moi) surtout ne pense pas avec ton caleçon je t'en supplie". M'a-t-il écouté pensez vous. Il par donc à la recherche du fils de celui qui lui a piqué sa fiancée quelques années auparavant et c'est là que les ennuis commencent.

quelqu'un s'amuse à faire accuser Lincoln du meurtre de Jefferson, le policier en charge de l'enquete est très enclin à pourrir la vie de Lincoln et ne veut pas voir ou exploiter d'autres pistes.

Entre temps notre ami Linc' compte fleurette (enfin dirait la jeune femme) et essaye tant bien que mal à faire revenir son associé pour travailler ensemble.

J'ai beaucoup aimé le temps de ce livre : très direct, une petite pointe d'humour et surtout des rebondissements. D'aurtres questions découlent du meutre de Jefferson et ces questions dérangent beaucoup certaines personnes.

Je me suis très vite attaché à Lincoln, à Joe son associé et Amy la nouvelle élue de Lincoln. Ces trois là vivront d'autres aventures à n'en pas douter et je serais là pour les suivre avec eux... limite je les inviterais bien à prendre l'apéro.

Vous l'aurez aisément compris : j'ai un coup de coeur pour cet auteur et son personnage.

Ce roman est paru aux Editions du Seuil Policier.

Bonne lecture

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Cadavre d'Etat

Comment le cadavre d'un conseiller du Premier ministre est-il arrivé, par une nuit pluvieuse de novembre, sur le parking miteux d'une grande surface, dans la région parisienne ?

L'enquête est confiée au commissaire Coralie Le Gall. Fille d'un haut fonctionnaire, en rébellion contre son milieu, musicienne et pratiquant le close-combat, cette personnalité hors-normes est bien décidée à prendre sa revanche contre un monde politique qu'elle déteste. Mais Coralie va peu à peu comprendre l'ampleur de la manipulation en cours.
 
Ce roman entraine le lecteur dans les arcanes de la haute fonction publique d'Etat. J'avais un peu peur que l'auteur tombe dans le cliché "un pour tous, tous pourris". Mais j'ai été agréablement surprise. oui, il y a manipulation (tout le monde se manipule les hauts fonctionnaires, les politiques, les journalistes, les flics). Bref tout le monde y passe.
 Cela m'a confortée dans l'idée que nos politiques sont plus intéressés et préoccupés par leur carrière que par les intérêts de leurs électeurs.
 
Passons maintenant à Coralie : elle est commissaire et a échoué dans son service après une sale affaire qui concernait son père de très près. Elle a d'ailleurs coupé les ponts avec lui. Elle est brute de décoffrage et travaille avec une équipe qui lui ressemble.
 
Au fil des pages, on apprend qu'elle a souffert de la pire des façons et que cette douleur est toujours plus ou moins présente au fond d'elle prête à ressurgir à n'importe quel moment. On lui confie cette enquete et elle s'y lance à corps perdu surement pour prendre sa revanche sur son milieu.
 
L'auteur a une connaissance très fine des liens qui peut unir Matignon, les différents ministères, la presse ainsi que la justice et c'est ce qui fait le réalisme de ce roman.
Petit détail : l'auteur est faché avec les mots d'origine anglo saxonne et ceux employés dans le roman sont tous francisés ce qui peut surprendre un peu.
 
un très bon moment de lecture qui je l'espère sera suivi par beaucoup d'autres

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Outreau : l'outrage de trop

Il  y a 15 jours, le Conseil Supérieur de la Magistrature a rendu sa décision à l’encontre de Fabrice Burgaud, le juge qui a instruit l’affaire d’Outreau.

 Celui-ci s’est vu octroyé une simple réprimande……. Sur une échelle de 1 à 9, ce monsieur n’ait eu que la sanction 1. C’est inadmissible. Cet homme a brisé des dizaines de vies. Les « acquittés » d’Outreau se disent scandalisés et il y a de quoi.

Certes, le juge d’instruction n’est pas le seul en cause : il y avait aussi ses supérieurs qui soit dit en passant n’ont jamais été inquiétés. En plus, un des anciens procureurs qui ont instruits l’affaire faisait partie de la commission, vive l’impartialité….

Je crois que le pire dans cette malheureuse affaire est que Monsieur Burgaud n’ait pas eu la correction de demander pardon, de s’excuser du tort qu’il a causé.

On ne lui a pas pris son travail, sa maison, ses enfants, il n’a pas eu à affronter le regard suspicieux de ces  voisins.

En France, quand les juges font une boulette, on leur tape sur les doigts en leur demandant de ne plus recommencer. Comment avoir encore confiance ???

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concours blog du mois sur Cosmopolitan.fr

 

tadam !!! je me suis inscrite au concours du blog du mois catégorie humeur sur le site de cosmopolitan.fr

je suis la candidate n°28 : www.cosmopolitan.fr rubrique culture.

 

Si mon blog vous plait, dites le !!

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L'instinct d'Inez de Carlos Fuentes

 Londres en 1940, le célèbre chef d'orchestre français Gabriel Atlan-Ferrara monte La Damnation de Faust d'Hector Berlioz. Il y rencontre une jeune cantatrice mexicaine, Inès, qui transformera son nom en Inez Prada. Passion impossible qui ne connaîtra que deux autres rencontres, lors de deux représentations de Faust où Inez, devenue diva, chantera Marguerite.
Mais Inez est habitée par un autre personnage, une femme ayant vécu à l'aube de l'humanité, peu avant les grandes glaciations, et dont le destin sera tragique. C'est cette femme qui découvre le chant comme nécessité pour exprimer ses sentiments.
Deux intrigues, deux histoires se nouent ainsi autour d'une conception du temps : le passé est un futur et le futur un éternel retour dans la spirale infinie de la Création permanente à partir du chaos de l'origine, symbolisé par le finale de La Damnation de Faust.
Dans L'instinct d'Inez, Carlos Fuentes revient à l'une de ses meilleures veines : celle du mystère des êtres dont l'essence profonde excède leur propre histoire pour entrer dans la chaîne multiple de l'histoire de l'humanité.

c'est un roman très court qui se lit assez vite. Mais il regorge de tellement de choses que c'est difficile de choisir par où commencer et très difficile de compréhension.

Tout d'abord ce n'est pa sl'amour physique qui réunit les deux personnages mais c'est plutot l'amour de la musique et surtout l'amour de la Damnation de Faust. Chaque représentation représente une parenthèse dans la vie de chacun d'eux.

Le reproche que je peux faire à ce roman est le lien entre les deux histoires : Inez et la femme qui la hante. Ce lien ne nous est pas expliqué ou alors je ne l'ai pas compris.

Je troouve que c'est dommage car le fond de l'histoire était plaisant.

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Fascination de Stephenie Meyer

Bella, seize ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire.
Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain.
Il est plus que ça. Bella en est certaine. Entre fascination et répulsion, amour et mort, un premier roman... fascinant.

Depuis la sortie de cette série de romans, je me demandais bien comment elle povait susciter autant d'engouement dans le monde entier et pas seulement de la part des ados.

Alors pour ne pas mourir idiote et aussi parce que je suis curieuse, une amie me les a prêté, elle rigolait en me disant :"tu vas voir tu vas être très vite accro".

 Bref, j'ouvre mon colis, les quatre volumes m'ont tendu leurs petits bras. Je me suis saisie du premier et me suis dit : bon je me lance c'était un vendredi.

Le dimanche soir, j'avais terminé le deuxième volume sans m'en rendre compte. Ma copine victorieuse comme jamais me scandait : je te l'avais dit, t'es foutue, t'es foutue, t'es foutue......

Je dois bien l'avouer cette lecture ne m'a pas laissé de glace (ahahah). Je me disais c'est une banale histoire d'ado pas de quoi fouetter un chat. Et pourtant, c'est très bien écrit, quelques passages gnangnan... d'ailleurs à la lecture de ces passages, si j'avais eu Bella sous la main je l'aurais volontiers secouée.

Toute sorte de sentiments sont évoqués : l'amour, l'amitié, la vengeance, la famille. Ce n'est pas un "harlequin" pour ados comme j'ai pu le lire dans certains journaux bien pensants (que j'ai jeté d'ailleurs".

J'ai passé une semaine avec toute cette galerie de personnages très attachants ; j'ai une petite préférence pour Carlisle Cullent et pour Charlie, le papa de Bella (qui boude assez souvent).

Aussi, j'ai relevé un nombre assez important de "derechef", "nom d'une pipe" et "flute" qui donne ce petit coté suranné très Jane Austen.

Bref, je m'incline devant la sagesse de mon amie qui m'a prêté ces romans et tu avais raison : "je suis foutue".

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La Chambre mortuaire de Jean Luc Bizien

 

 Étrange personnage que le docteur Simon Bloomberg ! Dans son hôtel particulier de la rue Mazarine à la façade presque aveugle, conçu comme une pyramide égyptienne, cet aliéniste au regard pénétrant et à la réputation sulfureuse traite ses patients selon des méthodes avant-gardistes qui font scandale. Lorsque la jeune Anglaise Sarah Englewood entre à son service, elle tombe immédiatement sous le charme de ce scientifique hors du commun, fascinée par le mystère qui l’entoure. Pourquoi ne voit-on jamais sa femme, une archéologue de renom dont les trouvailles encombrent chaque recoin de la maison ? Et pourquoi une des pièces est-elle interdite d’accès ? Tandis qu’une série de meurtres inexpliqués défraient la chronique parisienne, une relation trouble se noue entre l’intrépide Anglaise et l’ombrageux médecin…

 J'ai adoré j'ai tout de suite accroché à l'histoire. La mise en place des personnages : Simon, Sarah, Ulysse, Léonce et Raoul (nos deux policiers). A mon sens, c'est le roman de "mise en place".

Tout le long du livre Simon est décrit comme un personnage trouble avec de nombreux secrets. De plus, la maison pyramide ajoute un petit plus mystère à l'histoire. Moi qui suis férue d'égyptologie, je me serais beaucoup plue dans cette maison (Monsieur Bloomberg j'attends l'invitation).

Les chapitres sont courts et l'histoire est vue selon le point de vue des différents protagonistes. Du coup maintenant, j'ai envie de connaitre la suite des aventures de nos amis.


L'humour et la gouaille du tandem de policier est un pur moment de plaisir. J'ai même trouvé que leurs dialogues étaient très actuels.

vivement la suite.....

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laissez moi tranquille !!

c'est un cri du coeur et surtout mon état d'esprit ces deux derniers jours.

 Hier premier jour de congés, le boulot m'a appelé trois fois. Je crois que mes collègues n'ont pas compris le concept de vacances surtout quand ce concept est appliqué à ma petite personne. Ils se disent qui va-t-on bien pouvoir pourrir la vie à distance ???? A Taylor bien sur.

Non mais oh fichez moi la paix vous pouvez vous passer de moi pendant une semaine. C'est rien une semaine ça passe vite... ben non. Enfin la semaine n'est pas finie je crains le pire mais je n'y pense pas.....

Ce matin, je prends le bus, une place assise est libre je m'y mets, je sors mon livre et m'y plonge au bout de 5 minutes, quelqu'un monte dans le bus et me dit : "je peux avoir votre place ???" je lève le nez de mon livre assez excédée d'être dérangée en pleine lecture, surtout qu'il y avait de la place ailleurs. Non il lui fallait la mienne. J'étais pour balancer une réplique cinglante dont j'ai le secret (si si) quand j'ai vu que la personne en question n'avait pas la lumière à tous les étages. Donc je me suis levée et j'ai pris mon air le plus faux cul en disant "mais bien sur je vous en prie".

pfff pourquoi faut-il toujours qu'on vienne m'enquiquiner moi !!! qu'est-ce que j'ai fait !! ou pas fait !! non mais faut le dire hein. Je suis tranquille, je lis surtout ne jamais me déranger quand je lis je deviens mauvaise (le premier qui dit que je suis mauvaise par nature prendra la sortie avec mon pied au derrière).

 Alors une fois pour toutes aux collègues : laissez moi tranquille et dans le bus laissez moi lire en paix na !!!

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Strip tease de Leigh Redhead

  

Nom de scène : Vivien La nuit : strip-teaseuse Le jour : détective débutante Signes particuliers : perspicace, obstinée et terriblement sexy… Simone Kirsch rêve depuis toujours d’intégrer les forces de l’ordre, de porter un uniforme et d’aider son prochain. Elle est intelligente, vive et motivée, mais elle a un handicap majeur : elle gagne sa vie comme strip-teaseuse, ce qui n’aide pas à être prise au sérieux. En tant que détective privé, sa connaissance intime des milieux interlopes de Melbourne peut en revanche s’avérer un atout, et, son diplôme fraîchement décroché, elle se retrouve rapidement en charge d’une affaire dont elle se serait bien passée : sa meilleure amie a disparu. Strip-teaseuse également, Chloé est soupçonnée d’avoir assassiné son boss, et le frère de celui-ci menace de la tuer si Simone ne retrouve pas le vrai coupable. Infiltrer le Red Room, ce célèbre club où travaillait Chloé, ne pose aucun problème à notre héroïne sexy et intrépide, et elle connaît les flics véreux de la ville sur le bout des doigts. C’est plutôt son cœur – ou une autre partie de son anatomie ? – qui pourrait lui jouer des tours…

 alors voilà Simone est vraiment une heroine comme je les aime : déterminée, grande gueule et pourtant quand y'a danger elle ne fait pas trop la fière. Elle n'a pas froid aux yeux ni à la culotte d'ailleurs (voir certaines scènes vachement explicites).

C'est sa première enquete et je suis sure que pour les prochaines elle sera plus sure d'elle même et elle pourra encore plus compté sur son instinct et son flair (et non plus penser avec son string). Simone ma chérie je t'en supplie ne laisse pas ta culotte réfléchir à ta place les hommes sont là pour ça 

C'est léger c'est frais et chaud à la fois tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment de lecture.

 

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Les grands Mères de Doris Lessing

 
 
Un texte sulfureux et dérangeant sur des amours scandaleuses. Doris Lessing est connue dans le monde entier pour ses luttes contre le racisme, le capitalisme et pour son féminisme, la plume de la grande dame des lettres anglaises résonne encore haut et fort.
 
C'est une histoire d'amour pluriel : amour maternel, amour filial, grand amour et amour de la vie. Lil et Roz se connaissent depuis tant d'années qu'elles ne font qu'une. Néanmoins, à la lecture de certains passages, je suis gênée c'est comme si je les dérangeais. Personne n'arrive à percer le carré formé par ses deux femmes et leurs fils. Le mari de l'une est mort dans un accident de voiture et le second a jeté l'éponge et est parti voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Les deux garçons vivent en huis clos et ne connaissent pas d'autres femmes que leurs mères respectives. Qu'y a-t-il donc de mal à s'aimer ?? La pédophilie n'est pas loin mais on ne sent pas le malsain dans ces relations. C'est limite "naturel".
Ils auraient pu continuer à vivre comme ça encore longtemps mais malgré l'amour qui les unit Lil et Roz finissent par libérer les garçons pour qu'ils puissent vivre une vie normale. Ceux-ci essayent tant bien que mal mais ne sont pas libérés de leur chaine pour autant. Malgré leurs efforts, leurs deux épouses ne pourront pas faire leur trou dans cette famille.
Ce court récit est extrêmement riche en émotion et en sentiments. Une très belle découverte.

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pourquoi je suis anti journée de la femme ?

je sens que je vais provoquer l'ire des féministes de tout poil mais tant pis. Oui je suis contre cette manifestation qu'est la journée de la femme.

 Certes, la démarche est une bonneintention mais je la perçois comme si être une femme était une catastrophe nationale comme la journée contre le tabac, le cancer etc....

 Non être une femme n'est pas une tare : on ne devrait pas militer pour quelque chose qui devrait être naturelle : les femmes ont droit au respect du à l'être humain non pas parce qu'elles sont des femmes mais ce sont des Humains !!

Dans beaucoup de pays malheureusement les femme ne sont pas considérés du tout. Je prends l'exemple de l'Inde car on en a parlé au café littéraire samedi après midi. En Inde, les machines à échographie servent à déterminer le sexe avant la naissance et quand il s'avère que le bébé est une fille ; la femme est obligée d'avorter....

En Chine, les filles sont abandonnées dans les orphelinats...

Bref j'ai encore beaucoup d'exemples. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas y penser une journée par an. Les femmes sont des êtres normaux certes victimes de beaucoup d'injustices mais comme beaucoup d'autres personnes (homosexuels, étrangers, etc.....)

L'égalité pour tous est un combat de tous les instants.

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Festin de miettes de Marine Bramly

Lycéennes, elles étaient les meilleures amies du monde : Sophie, la petite provinciale, gauche, fille unique et mal-aimée de parents âgés et rabougris, et Deya, fascinante, racée, dotée de l'assurance de sa caste, les Rausboerling, grands bourgeois protestants, extravagants et libres. Livrées à elles-mêmes, les deux adolescentes ont vécu une parenthèse enchantée dans la petite maison au fond du jardin de l'hôtel particulier de la famille de Deya, rue des Grands Augustins. Et puis la rupture inexpliquée, suivie de l'exil en province, jusqu'à ce coup de fil de Deya, huit ans plus tard, qui conduit Sophie à abandonner travail et mari – cette existence médiocre qui lui fait horreur – pour sauter dans un train pour Paris. La maison des Rausboerling à la splendeur perdue, puis la brousse sénégalaise où vivent la mère de Deya et son fiancé africain servent de cadre aux étranges retrouvailles des deux amies. Mais peut-on jamais revenir en arrière ? Face à l'exubérance de Deya et au poids du clan, se creuse le vide de Sophie. Face à l'élan de vie, le vertige, jusqu'à la folie...

J'ai beaucoup aimé cette histoire. A bien des égards elle m'a fait penser à Antechrista d'Amélie Nothob, pour le coté une copine hyper branchée et le vilain petit canard.

Pour Sophie, ce dont elle a besoin n'est pas d'être avec Deya et d'être Deya. Elle ne s'aime pas, ne s'est jamais aimé et elle n'a jamais été aimé. Je doute que Deya ne l'ait apprécié comme "amie" mais plutot comme toutou, comme jouet. Je ne dis pas qu'elle a mérité son sort mais elle a profité de la Vie avec un grand V, elle avait une place et une famille mais si ce n'était pas la panacée. Sophie voulait une vie autre que la sienne mais je doute qu'elle y soit parvenue.

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